· Nolwen Brosson · Blog · 4 min read
Automatiser le transfert de messages entre groupes WhatsApp avec n8n ou Make : architecture, étapes et pièges à éviter
Il est possible d’automatiser un transfert de messages entre groupes WhatsApp, mais la réussite dépend surtout de l’architecture.
Cet article vous explique une approche “pro” avec n8n ou Make, et pourquoi ce n’est pas juste un copier-coller.
Ce que vous devez prévoir avant de commencer
Définir le “contrat” du transfert
- Quels groupes source et cible ?
- Tout transférer ou filtrer (mots-clés, hashtags, horaires, auteurs) ?
- Que faire des médias (images, PDF, audio) ?
- Faut-il anonymiser des infos (nom, numéro) ?
- Qui valide que c’est ok côté conformité interne ?
En 15 minutes, on évite 80% des allers-retours.
Architecture recommandée
1) Un déclencheur : webhook de réception
Vous avez besoin d’un événement “nouveau message reçu”. Certaines solutions exposent un webhook à connecter à n8n/Make.
Exemple : Green API documente l’intégration n8n et des modules Make, dont réception via webhooks et endpoints de gestion de groupes.
2) Un moteur de règles
Dans n8n/Make, on ajoute des blocs du style :
- “Si le message contient #ops”
- “Si c’est une pièce jointe, transférer le fichier”
- “Si c’est un message système, ignorer”
3) Anti-doublon (indispensable)
Sans anti-doublon, vous aurez :
- des renvois multiples (webhook réémis)
- des boucles (si le groupe B renvoie vers A)
- des replays après incident
La solution simple : stocker un identifiant de message (ou un hash) dans un petit store (Data Store Make, Redis, Google Sheet, DB). Puis “si déjà vu, stop”.
4) Un émetteur : envoi vers le groupe cible
Selon l’option choisie :
- soit via les endpoints de votre passerelle,
- soit via la voie officielle si éligible.
Côté officiel, la doc “Groups” de la plateforme WhatsApp Business décrit un cadre avec limites : petits groupes (max 8), invitation, et conditions d’accès.
n8n ou Make : lequel choisir pour ce cas d’usage ?
Choisir n8n si :
- vous voulez un flow robuste (retry, branches complexes, stockage, enrichissement)
- vous avez besoin d’auto-hébergement
- vous voulez brancher une base de données / un SI interne
Choisir Make si :
- vous voulez aller vite
- le scénario est linéaire (A → règles → B)
- vous préférez une interface très guidée
Les deux marchent. La différence se joue sur la complexité des règles et votre niveau de confort technique.
Les pièges classiques (et comment les éviter)
Piège 1 : “Ça marche en test, puis plus rien”
Il faut :
- logs lisibles (message reçu, message transféré, erreur)
- alerting (mail/Slack) si taux d’échec > X
Piège 2 : Perdre les médias
Souvent, un média arrive comme un lien temporaire ou un ID. Il faut le télécharger puis le renvoyer correctement (et gérer la taille/format).
Piège 3 : Créer une boucle entre deux groupes
On ajoute une règle simple : ne jamais retransférer un message déjà transféré, ou tagger le message (“[Relais]”) et filtrer ce tag.
Piège 4 : Sous-estimer les contraintes “Group API”
Même en officiel, le support groupe n’est pas le “WhatsApp grand public” : les limites (taille, invitation, éligibilité) changent la façon de concevoir votre process.
Exemple de workflow “propre” (résultat attendu)
Quand un message arrive dans Groupe A :
- On vérifie qu’il vient d’un utilisateur autorisé
- On applique les règles (ex : #urgent)
- On vérifie l’anti-doublon
- On transfère vers Groupe B avec contexte (auteur, date, lien)
- On loggue et on alerte si besoin
C’est ce setup qui donne un transfert fiable, pas une démo fragile.
Fenxi peut le mettre en place pour vous, à partir de 50€ par mois
Chez Fenxi Technologies, on propose un forfait “automatisation transfert de groupe WhatsApp” :
- mise en place n8n ou Make
- connexion WhatsApp (passerelle ou option officielle selon votre cas)
- règles + anti-doublons + logs
- livraison documentée
Dans la plupart des cas “standard”, on le fait pour 50€ par mois (scénario simple, 1 source → 1 cible).
