· Nolwen Brosson · Blog · 6 min read
Connecter votre CRM à votre facturation : comment l’automatisation fait gagner 10h par semaine à vos équipes
Entre un deal “gagné” dans le CRM et une facture payée, il y a souvent un no man’s land : exports Excel, copier-coller, mails internes, relances faites “quand on y pense”, statuts jamais à jour… Résultat : vous perdez du temps, vous perdez de l’argent, et surtout vous perdez de la fiabilité.
La bonne nouvelle : connecter votre CRM et votre outil de facturation (ou votre ERP) fait partie des automatisations les plus rentables. Dans beaucoup d’organisations, c’est jusqu’à 10 heures par semaine récupérées côté Sales/Ops/Finance, simplement en supprimant les tâches manuelles et en remettant les données au bon endroit, au bon moment.
Pourquoi connecter CRM et facturation change tout
Un CRM est censé être votre “source de vérité” commerciale. La facturation est votre “source de vérité” financière. Tant que ces deux mondes ne se parlent pas, vous créez mécaniquement :
- de la double saisie (client, adresse, SIRET, lignes, remise, TVA, échéances)
- des erreurs (mauvais libellé, mauvais montant, mauvaise entité légale)
- des retards (facture envoyée trop tard = paiement trop tard)
- des statuts incohérents (“client actif” côté CRM, “impayé” côté finance)
Connecter les deux, c’est rendre le processus fluide : le CRM déclenche, la facturation exécute, et le CRM se met à jour automatiquement.
Où partent vos 10 heures par semaine
Les “petites” tâches s’additionnent très vite. Exemple typique sur une semaine :
- Créer / vérifier des fiches clients : 10 min × 15 clients = 2h30
- Créer des factures à partir de devis/deals : 12 min × 10 factures = 2h
- Mettre à jour le CRM (payé, en retard, renouvellement) : 4 min × 30 = 2h
- Reporting (CA facturé, CA encaissé, MRR, churn) : 2h
On est déjà quasiment à 10 heures, sans compter les erreurs à corriger.
Les automatisations les plus efficaces à mettre en place
1) Deal “Won” → facture brouillon prête à partir
Quand une opportunité passe à “Gagné”, vous pouvez :
- créer automatiquement un client (si absent)
- créer une facture brouillon avec les bonnes lignes (produits, quantités, remises)
- assigner la facture au bon compte / entité / TVA
- notifier la finance pour validation si nécessaire
Effet immédiat : facture envoyée plus vite, donc paiement plus vite.
2) Paiement reçu → statut mis à jour dans le CRM
Quand la facture est payée, votre CRM doit le savoir :
- statut client : “Actif / OK”
- date de paiement et montant encaissé
- prochaine action : upsell, renouvellement, NPS, onboarding terminé, etc.
C’est la base pour des équipes Sales/CS qui ne travaillent pas “à l’aveugle”.
3) Relances automatiques (sans harceler vos clients)
Vous paramétrez des scénarios simples :
- J+3 après échéance : email “rappel doux”
- J+10 : relance + copie à un contact compta
- J+20 : escalade interne + blocage éventuel de certaines actions
L’objectif n’est pas d’être agressif : c’est d’être régulier, traçable, et cohérent.
4) Reporting propre : CA facturé, encaissé, MRR
Quand CRM et facturation sont synchronisés, vous pouvez enfin suivre :
- le pipeline (prévisionnel)
- le CA facturé (réel)
- le CA encaissé (cash)
- et, si vous êtes en abonnement : MRR/ARR, renouvellement, churn
Moins de tableaux bricolés, plus de décisions rapides.
Exemples concrets avec des outils très connus
L’idée n’est pas de “changer tout votre stack”, mais de connecter intelligemment ce que vous utilisez déjà.
HubSpot + QuickBooks (ou Sage / Pennylane)
- HubSpot gère les deals, contacts, entreprises
- QuickBooks gère la facturation et les paiements
- Un connecteur ou une automatisation crée la facture dès que le deal est gagné, puis remonte le statut de paiement dans HubSpot
Cas d’usage parfait : PME, équipes Sales structurées, finance légère.
Salesforce + Stripe Billing
- Salesforce pour le cycle de vente complexe
- Stripe Billing pour abonnements, facturation récurrente, paiements
- Synchronisation des comptes, des produits/prices, et des statuts (trial, actif, impayé)
Cas d’usage parfait : SaaS, facturation récurrente, besoin d’automatiser le “quote-to-cash”.
Automatisation “no-code” avec Zapier ou Make
Si vous n’avez pas besoin d’une intégration sur-mesure tout de suite :
- Zapier ou Make peuvent gérer des workflows simples (création client, facture, mise à jour statut, notifications)
- utile pour tester rapidement une automatisation avant de l’industrialiser
Attention : dès que vous touchez à des cas “compta” (TVA, multi-entités, avoirs, prorata), un workflow trop simple peut devenir fragile.
Méthode en 5 étapes pour une intégration propre (et durable)
1) Cartographier le “quote-to-cash”
Du lead au paiement : qui fait quoi, quand, avec quelles règles ?
Vous cherchez surtout les ruptures : double saisie, validations floues, informations manquantes.
2) Définir la source de vérité
Décidez clairement :
- où vit l’adresse légale ?
- où vit le catalogue produit ?
- qui calcule la TVA ?
- qui est maître du statut “payé” ?
Sans ça, vous créez des conflits et des doublons.
3) Mapper les données (et les cas limites)
Deal ≠ facture. Il faut prévoir :
- remises, coupons, frais
- acomptes, échéanciers
- avoirs
- renouvellements / upgrades / downgrades
4) Sécuriser : permissions, RGPD, logs
On parle de données sensibles (clients, montants, statuts).
Minimum vital : permissions API, journalisation, alertes en cas d’échec.
5) Tester et monitorer
Une bonne intégration n’est pas “livrée”, elle est “surveillée” :
- échecs d’automatisation
- doublons détectés
- factures bloquées en brouillon
- décalage CRM vs facturation
Les pièges classiques (et comment les éviter)
- Le champ “nom du client” : entre marque, entité juridique, filiale… c’est vite le bazar
- Le catalogue produit : si les prix diffèrent entre CRM et facturation, vous allez courir après les écarts
- La TVA : B2B UE, exonérations, multi-pays… mieux vaut cadrer dès le départ
- Le “juste un Zap” : bien pour démarrer, risqué si votre business a des cas particuliers
Conclusion : le vrai gain, c’est la fiabilité
Oui, récupérer 10h par semaine, c’est déjà énorme. Mais le gain le plus important, c’est ce que vous supprimez : erreurs, frictions, incertitudes, et décisions basées sur des données fausses.
Chez Fenxi, on aime ce type de projet parce qu’il a un impact immédiat : on connecte vos outils sans sur-ingénierie, avec une approche simple et pragmatique (et une vraie obsession de la fiabilité). Notre approche met l’accent sur la clarté et l’efficacité, et on sait livrer vite quand c’est nécessaire.
